Transformer des communautés

Selon le fondateur d’Empart, Jossy Chacko, « Seul le mouvement d’implantation permettra d’accomplir l’ordre missionnaire de Jésus. Si nous reconnaissons l’appel à faire de toutes les nations des disciples, alors nous devons prendre au sérieux la formation d’implanteurs locaux et leur donner les moyens de remplir leur ministère, afin de faciliter la multiplication des communautés. Mais avant toute chose, il faut se souvenir que ce mouvement d’implantation est, par essence, le fruit de l’œuvre de Dieu. La force et la puissance qui l’accompagnent ne peuvent et ne doivent pas être limitées ou contenues humainement. La mise en place de structures et de stratégies doit être faite dans l’unique intention de faciliter la croissance. Au moment où ces structures sont déviées afin de contenir, gérer ou contrôler l’élan, le mouvement s’arrête et devient un monument. »

 

Un mouvement de création de communautés locales a pour but de démarrer et d’établir une communauté de croyants là où il n’y en a pas. Une communautés locale se forme lorsque plusieurs croyants partagent leur foi, prient Dieu ensemble et apprennent à devenir des disciples. Empart parle de communauté lorsqu’une assemblée est constituée de 12 personnes et qu’elle est dirigée par un pasteur. Avant cela, on parle de « lieu de prière » et de « rassemblement de croyants » (qui sont les phases pionnières).

 

Empart considère l’implantation de façon holistique. Le but ultime d’une communauté est d’amener les gens à aimer Dieu et à aimer leur prochain. Dès lors, la communauté est appelée à prendre soin des habitants du village et de la région concernés. Cela se traduit par la mise en place de nombreux projets tels que des maisons pour enfants, des écoles, des cours d’alphabétisation, des centres de couture, des structures médicales, des secours en cas d’urgence, des programmes agricoles, etc.

Autonomie financière

Les communautés établies doivent fonctionner de façon autonome et ne sont pas gérées par l’administration d’Empart. Elles doivent assumer leur propre gestion, participer financièrement à leurs besoins et ne doivent soumettre des demandes de soutien que lorsque cela s’avère véritablement nécessaire. A terme, l’idée est qu’elles parviennent à leur tour à soutenir d’autres communautés.

Implanteurs locaux

Très souvent, au long de l’histoire, Dieu a choisi des leaders indigènes pour témoigner dans leur propre pays. Nous constatons qu’aujourd’hui encore, le meilleur développement de communautés dans le monde se réalise grâce à l’action des croyants locaux. Le message de Jésus est naturellement plus percutant lorsqu’il est présenté par des personnes auxquelles les gens peuvent s’identifier.

Les atouts d’une telle stratégie

  • Un mouvement de création de communautés indigènes permet de montrer que Jésus n’est pas issu d’une religion étrangère, mais que son message d’amour est destiné à chacun sans distinction.
  • Les implanteurs sont familiers avec la culture et les coutumes locales ; dès lors, leur comportement est adapté à l’environnement et n’est pas influencé par une forme occidentalisée de pastorat.
  • La plupart des implanteurs parlent deux ou trois langues ou dialectes locaux, ce qui facilite énormément la communication.
  • Les implanteurs locaux n’ont besoin ni de visa, ni de passeport, ni de billet d’avion pour se rendre sur leur terrain de mission.
  • Le niveau de vie des implanteurs locaux est similaire à celui des gens qu’ils servent, ce qui évite bien des tensions.
  • Le coût financier pour soutenir un implanteur local est beaucoup moins élevé que le soutien d’un missionnaire étranger.

Formation et suivi

Après avoir suivi une année de formation dans l’un des centres d’Empart, les implanteurs vont exercer leur ministère là où ils se sentent appelés par Dieu. En quittant le centre de formation, chacun d’eux est placé sous la responsabilité d’un coordinateur et d’un pasteur régional. Empart s’engage à assurer un suivi de la formation et du soutien du jeune pasteur. Celui-ci, en retour, informera son responsable du développement de son ministère.

Chaque coordinateur est responsable d’environ 25 implanteurs. Ils se rencontrent chaque mois pour prier, pour partager ce qu’ils vivent et pour bénéficier du ministère itinérant d’autres pasteurs qui viennent les encourager. Pour favoriser le développement de leurs connaissances, de leurs compétences et de leurs capacités de leadership, de nombreuses conférences et retraites sont organisées pour les responsables et les implanteurs tout au long de l’année, tant au niveau régional que national. Cela permet aussi de construire un esprit d’équipe et de réfléchir à de nouvelles stratégies pour l’avancement de l’œuvre.

Les coordinateurs sont eux aussi soumis à une évaluation annuelle assez poussée, sous la responsabilité de Jossy Chacko et du comité.

Soutien financier

Pendant les trois premières années de son ministère, un implanteur est soutenu à 100% par Empart. Ce soutien lui permet de suivre sa première année de formation et lui accorde encore deux années pour débuter une ou plusieurs communautés. A partir de la quatrième année, le soutien diminue progressivement. Les communautés créées par le jeune pasteur sont alors encouragées à prendre le relais de son soutien. Le niveau de vie est très différent d’une région à l’autre, de sorte qu’Empart adapte le soutien du pasteur au revenu moyen des personnes auprès desquelles il est actif. Empart a pour règle de conduire les implanteurs à l’autonomie financière dans un délai d’environ sept ans. Cela signifie qu’ils seront capables de continuer leur mission et d’établir de nouvelles communautés sans continuer à dépendre d’Empart.

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